La Huitième Couleur (Terry Pratchett)

Publié le par bisou

Cette fois-ci, je me fais le premier des DisqueMonde en français. En plus, on a eu la chance de voir sur la tv anglaise le téléfilm qu'ils ont sorti pour Pacques, ça permettra même une étude comparée des deux.
Ce livre se passe dans le DisqueMonde, un univers parodique peuplé de magiciens, de barbares aussi héroïques que stupides, de lutins, de gnomes, de trolls des mers et de bagages à pattes. Il raconte l'histoire d'un touriste venu visiter ce monde pitoresque et d'un mage incompétent qui lui sert de guide.
Pour une fois, la découpage de l'image de couverture est assez bien : on perd juste le dos de couverture avec des personnages secondaires, donc rien de grave. Au niveau du titre, ça passe encore. Colour of Magic devient la Huitième Couleur, ce qui reste cohérent avec l'histoire.
Par contre, au niveau construction de l'histoire et traduction, c'est la catastrophe.
Côté traduction, on a des mots à moitié traduits qui embrouillent le lecteur (un Axlandais aurait été plus compréhensible traduit en habitant de la région du Moyeu ou un truc dans le genre. Là, on ne voit pas ce que ça veut dire, et on est renvoyé vers une note qui nous explique que le monde est un Disque, avec son Bord et son Moyeu... Et on ne voit pas le rapport avec le terme d'Axlandais qui est lié à la note!!!!). Et une relecture aurait été la bienvenue : on se retrouve fréquemment avec des phrases où il manque des mots (et quand c'est le verbe, ça gène bien la lecture)
Bon, ensuite, la construction de l'histoire. Pour appater le lecteur, on commence au milieu de l'histoire et on voit ensuite comment tout ça est arrivé. C'est un procédé classique en série tv ou en BD bas de gamme, et là, ben ça fait pareil : ça sonne bien dans l'esprit du scénariste, mais dans les faits, ben ça embrouille plus le lecteur qu'autre chose. Surtout pour un premier tome dans un univers compliqué où du coup tu n'as pas l'introduction qu'il faudrait pour le contexte et les personnages. Dans les parties suivantes, ça s'arrange un peu, mais ça reste de la parodie de fantasy faite de façon amateur. Heureusement que l'auteur et le traducteur s'améliorent au cours des livres suivants.
Une fois passé le début, la forme du récit devient plus classique. Mais on reste plus sur une suite de nouvelles que sur un vrai roman (à un moment, on saute six mois sans prévenir). L'ensemble reste drôle, nous introduit quand même au DisqueMonde et aux fabuleux personnages de la Mort et du bagage (bon, et de Rincevent aussi, le mage le plus lache et le plus incompétent de l'univers plat du DisqueMonde). Mais Dieu que ce livre aurait besoin d'une relecture et d'une réédition qui corrige la forme et les erreurs!
Publicité

Publié dans Bouquin

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article